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L’état interne

Un état interne désigne l’état psychologique et/ou émotionnel dans lequel se situe une personne à un instant précis. C’est l’humeur du moment, l’état d’esprit.

 

L’état interne conditionne de manière très importante, notre vision du monde et par conséquent nos capacités, nos comportements, nos attitudes et les retours que l’on obtient. La plupart du temps, lorsque l’on rencontre une difficulté dans une situation, c’est dû au vecteur émotionnel. C’est-à-dire que lorsqu’on est capable de prendre du recul par rapport à une situation, tout va bien, mais quand on est « dedans », la réaction est plus forte que soi.

La PNL permet d’agir à ce niveau-là, en transformant l’émotion et par conséquent transformer le comportement.

 

Qu’est ce qui peut modifier un état interne ?

 

  • L’environnement : Notre état interne sera différent si on est enfermé ou en plein air, dans un lieu agréable ou pas.

  • Le corps, l’attitude physique: Suivant ce que nous vivons au cours de la journée, notre corps réagit. Il sera droit et fort si la journée est bonne, les épaules pourront s’abaisser, si la journée se déroule mal.
  • La pensée (VAK): Les émotions sont l’essence même de l’être humain. Les souvenirs cognitifs permettent de ressentir à nouveau des sentiments, même longtemps après. Lorsque les souvenirs sont très précis, ils permettent lors d’un mauvais moment de ressentir de belles émotions en y repensant. On peut ainsi modifier son état d’esprit et son état d’âme grâce aux souvenirs cognitifs.

Nous comprenons maintenant que les choses n’ont pas besoin d’exister, au moment présent, pour modifier notre état interne. Ce qui veut dire, que l’on peut modifier son état interne à la demande.

Les processus

Le corps réagit également à cet état interne et par conséquent à notre comportement.

Notre cerveau sélectionne pour nous les bonnes informations dont nous avons besoin, mais l’état émotionnel influence cette sélection. Face à une même situation, notre réaction et notre comportement sera différent en fonction de notre état interne. C’est ce que l’on appelle le processus de sélection.

Un autre élément qui va jouer dans l’identification de l’état interne et sa modification, c’est le processus de distorsion. Pour mieux comprendre une réalité qui nous est présentée, nous allons la comparer à ce que nous connaissons déjà. C’est-à-dire qu’au fur et à mesure que notre interlocuteur nous raconte une anecdote, nous allons l’imaginer en l’adaptant à ce que nous avons nous-même déjà vécu. Nous vivons SON histoire à travers NOS références antérieures, ce qui donne une réalité qui est la nôtre et non la sienne.

Le troisième processus des états internes est le processus de généralisation. Le cerveau adore le confort, et donc dès qu’il aura relié un comportement à une situation, il va toujours garder ce comportement comme étant l’unique.

Par exemple, nous allons toujours chercher à nous garer à la même place de parking, ou suivre toujours le même trajet pour aller travailler, ou encore partir du principe que si la réponse à une question a été négative, inutile de reposer la question, elle sera toujours négative.

Plus l’état interne est important, plus ces filtres vont être présents.

L’impact de l’état interne sur les résultats.

Nous avons vu que nos pensées influent sur notre état interne, notre état interne influe sur notre comportement, et notre comportement va donner le résultat.

Si nous avons une pensée positive quant à notre capacité de faire quelque chose, une perception de nous-même comme étant capable d’agir face à une situation, nous allons entrainer un sentiment de confiance à l’égard de notre capacité. Ce sentiment de confiance vient impacter notre état émotionnel qui obligatoirement génère du positif et enclenche instinctivement une stratégie ou un comportement de créativité par rapport à la situation. Cette stratégie créatrice et positive va conditionner le résultat, la réussite.

Tout ce process va se renforcer, au fil du temps, en s’obligeant à avoir des pensées positives.

Si par contre nous avons un sentiment négatif dans un domaine, nous allons impacter notre état interne avec des doutes, du stress, de la peur, et toutes ces émotions vont générer des comportements de retrait, de stagnation. Par conséquent, la stratégie mis en place à ce moment-là sera plutôt négative et conditionnera également le résultat qui ne sera bien évidemment pas celui que l’on aurait souhaité.

CONCLUSION

Pour que votre état interne soit un levier puissant vers la réussite et le succès, il vous faudra passer par trois étapes :

  • Apprendre à retrouver un état interne positif
  • Modifier l’état interne à volonté
  • Choisir l’état interne indispensable dans chaque situation.

Les ressources

 

Qu’est-ce qu’une ressource ?

 

Une ressource est un processus qui permet à un individu d’atteindre un état émotionnel désiré. C’est un élément puissant qui se trouve à l’intérieur de nous mais qui peut être en veille. Les ressources permettent également de faire face à des difficultés et sont précieuses pour faire face aux aléas de la vie.

L’un des présupposés en PNL est que chaque personne détient déjà en elle les ressources dont elle a besoin pour agir efficacement sur sa problématique.

 

Parfois il y a une différence entre le niveau d’être de la personne et sa capacité à donner le meilleur d’elle-même comme par exemple lors d’un examen où l’individu est excellent tout au long de l’année mais perd tous ces moyens au moment de passer l’examen. C’est dans ces moments qu’il est important de faire appel à ses ressources.

 

Le fait que nous ayons tous, les ressources nécessaires, ne veut pas dire que nous en ayons conscience, ni même que nous sachions les identifier et les utiliser. Certaines ressources sont acquises dès le plus jeune âge, d’autres sont à trouver, à stimuler et/ou à activer.

 

En psychologie traditionnelle, les problèmes sont généralement traités sous l’angle de la faiblesse, c’est-à-dire la recherche de ce que la personne a fait de « mal ». Or, si l’on veut progresser, activer des ressources constructives et positives, il vaut mieux mettre l’accent sur la force de la personne.

 

L’objectif de cette approche est de permettre à l’individu de voir son problème d’un point de vue positif et ainsi agir pour trouver une solution rapidement.

 

L’état interne :

 

Un état interne désigne l’état psychologique et/ou émotionnel dans lequel se trouve une personne à un instant précis. Il est influencé par notre environnement, par nos sens (visuels, auditifs, kinesthésiques, olfactifs, gustatifs), également par nos pensées, nos souvenirs et notre corps (se tenir droit ou baisser les épaules par exemple)

 

L’état interne c’est notre humeur du moment, ce que nous ressentons à ce moment précis.

Les souvenirs cognitifs permettent de ressentir à nouveau des sentiments même longtemps après. Plus le souvenir est ancré, plus l’état interne se modifie lorsque l’on fait appel à ce souvenir.

 

Prenons par exemple un citron. Imaginez-vous croquer dedans à pleines dents et avaler le jus qui s’en écoule. Automatiquement votre processus salivaire se met en route et vous avez une sensation d’acidité dans votre bouche.

Ce souvenir vient de modifier votre état interne.

 

Il en va de même avec les « bons et mauvais » souvenirs. Plus notre souvenir va être positif et plus notre état interne va générer du bien-être. Plus notre souvenir est négatif, plus notre état interne va générer du stress.

 

En PNL, on parle d’ascenseur émotionnel, car l’état interne peut monter et descendre rapidement en fonction de la situation dans laquelle nous nous trouvons et notre capacité à gérer les émotions que nous ressentons à l’instant précis.

 

Notre état interne conditionne énormément notre rapport à l’autre et au monde.

En changeant notre ascenseur émotionnel, nous changeons l’interprétation, les émotions et les réactions que l’on peut avoir face à une situation, ou face à quelqu’un.

 

Identifier ses ressources

 

Lors d’une reconversion professionnelle, par exemple, les doutes, les peurs, les fausses croyances, les mauvais ancrages subliminaux viennent semer la zizanie dans notre esprit et nous freinent dans notre élan.

 

Pour enrailler cette boucle infernale qui nous pollue et nous empêche d’avancer, nous allons devoir aller à la recherche de nos ressources internes et externes.

 

Les ressources internes 

 

Les ressources internes peuvent provenir d’expériences passées, de souvenirs, d’expériences vécues par l’entourage, de notre capacité à imaginer et surtout de notre capacité à apprendre et nous mettre en action. Ce sont nos connaissances acquises, nos valeurs, nos capacités.

 

Pour aller rechercher une ressource interne, et en prendre pleinement conscience, nous pouvons nous poser des questions sur les problèmes, que nous avons déjà surmontés par le passé, et surtout comment avons-nous réussi à les surmonter.

Le « comment » donne la ressource.

 

Le « comment » c’est l’ensemble de forces, de ressentis positifs, de degré de confiance, des comportements que nous avons utilisés pour régler un précédent problème ou une situation difficile.

 

Pour récupérer nos ressources internes nous devons mettre notre focus sur nos qualités qui nous permettraient d’atteindre notre but, comme par exemple la ténacité, la volonté, notre capacité à la médiation, etc…

Ce n’est pas parce que notre potentiel ne s’est pas encore révélé qu’il n’existe pas.

 

Voici un exercice à faire pour développer des ressources internes :

 

Imaginez la situation conflictuelle ou votre problématique et visualisez-vous en train de régler le problème.

Pour ce faire, installez-vous confortablement et fermez les yeux. Faites travailler votre imaginaire sur ce qui vous stresse en ce moment.

Lors de la visualisation il est important de mettre le plus de détails possibles dans la scène et surtout de vous voir dans le meilleur de vous-même. Regardez-vous sous plusieurs angles, un peu comme un caméraman qui prendrait plusieurs angles de vue. Regardez comme vous vous tenez droit, ouvert, détendu, souriant. Vous savez ce que vous devez faire pour calmer le conflit. Vous prêtez attention à votre intonation, votre posture corporelle. Ressentez cet état positif, plein de confiance. Attardez-vous longuement sur ce moment de bien-être et de réussite. Plus votre visualisation sera précise, plus le processus sera puissant.

 

Votre cerveau va imprimer cet état interne et lorsque vous aurez besoin d’aller chercher une ressource, il vous sera beaucoup plus facile de l’activer car vous l’aurez ressenti et mise de côté (dans votre inconscient) afin de pouvoir l’utiliser au moment voulu.

 

La visualisation est un outil très puissant.

 

https://www.gallhope.com/le-pouvoir-de-la-visualisation/

 

 Les ressources externes

 

Les ressources externes sont nos compétences, nos diplômes, nos biens matériels. Par exemple, j’ai le projet de devenir commercial, une de mes ressources externes est ma voiture.

Les ressources externes peuvent se trouver également dans notre entourage, sur notre lieu de travail, dans une salle de sport, etc… ce sont les personnes susceptibles de nous aider dans notre quête, par leur réseau, leurs compétences, leurs ressources internes qui nous n’avons pas encore réussit à développer à l’intérieur de nous-même.

 

Nous pouvons les trouver également dans les alliances, dans les associations avec les autres, auprès d’organismes comme une banque par exemple, si nous avons besoin d’un prêt pour lancer une activité.

 

Nous pouvons en acquérir davantage en faisant des formations, en assistant à des séminaires, à des webinaires, etc…

 

Les ressources externes sont toutes les ressources dont nous pouvons disposer ou acquérir pour entrer en action.

 

L’ensemble des ressources, internes et externes, permettent de répondre aux besoins fondamentaux, physiologiques, psychiques, ou sociaux.

 

Les croyances

Qu’est-ce qu’une croyance ?

 

Une croyance est une affirmation que l’on considère comme vraie. C’est une conviction profonde.

La croyance forge notre vision du monde, elle se développe dans notre inconscient. Elle influe sur notre comportement.

 

Il existe deux sortes de croyances.

Les croyances aidantes et les croyances limitantes.

 

La croyance aidante :

La croyance aidante va nous pousser vers l’avant, nous permettre de nous réaliser, d’avoir confiance en nous.

 

Quelques exemples de croyances aidantes :

  • Tout est expérience, il n’y a pas d’échec
  • Mon bonheur de dépend que de moi
  • La perfection n’existe pas
  • Les jugements et les critiques sont une perte de temps

 

La croyance limitante :

La croyance limitante va nous empêcher d’avancer, va freiner notre développement personnel.

 

Quelques exemples de croyances limitantes :

  • Je n’ai jamais été doué pour ça
  • Les femmes ne sont pas faites pour ce travail
  • Je ne réussirai jamais
  • Je ne suis pas assez important pour obtenir ce poste

 

Les croyances limitantes sont associées à ce que l’on appelle en coaching un « driver ».

 

Le driver est le message contraignant, intégré depuis l’enfance qui influe également sur notre comportement. Il y en a 5.

  • « Fais plaisir ! »
  • « Fais l’effort ! »
  • « Sois fort ! »
  • « Dépêche-toi »
  • « Sois parfait ! »

 

Ces mots, qui semblent totalement anodins et que l’on utilise régulièrement tout au long de notre vie, ont un impact direct sur notre comportement.

 

Le « Fais plaisir ! » donne plus tard, ce genre de croyance

 

  • Si je ne le soutiens pas, il va m’en vouloir….
  • A force de m’occuper des autres, je n’ai plus le temps pour moi…
  • S’entraider c’est le minimum dans une équipe…

 

Les atouts

 

  • Fait spontanément passer l’intérêt général avant les autres.
  • Possède une aisance relationnelle qui lui permet d’être le moteur dynamique d’une équipe.
  • Facilite l’interaction dans une équipe.

 

Les faiblesses

 

  • Perd beaucoup de temps en contact inutile
  • Ne sait pas dire non
  • Se laisse envahir par les demandes
  • Se sacrifie toujours pour les autres
  • Suit les évènements sans pouvoir ajuster les priorités

 

Le « Fais l’effort ! » donne plus tard, ce genre de croyance

 

  • « Allez ! je dois faire encore un effort »
  • « Sans effort, je n’arriverai à rien ! »
  • « Est-ce-que j’ai vraiment fait tout ce que je pouvais ? »

 

Les atouts

 

  • Ne se laisse pas déstabiliser
  • Est persévérant face à l’adversité et à la difficulté
  • A une forte capacité d’entrainement
  • A une forte aptitude à rebondir après un échec.

 

Les faiblesses

 

  • A peur de ne pas être à la hauteur
  • Donne l’impression et croit qu’il faut travailler dur
  • La vie n’est pas une partie de plaisir
  • N’aboutit pas toujours au résultat escompté
  • La quantité du travail compte plus que le résultat.

 

Le « Soit fort ! » donne plus tard, ce genre de croyance

 

  • « Je ne dois surtout pas montrer mes faiblesses »
  • « Quand on veut, on peut ! »
  • « Dans la vie il faut savoir se débrouiller seul ! »

 

Les atouts

 

  • Possède une énergie considérable
  • S’avère fiable, fera tout son possible pour être à la hauteur des engagements
  • Rassurant pour son entourage
  • Résiste à la pression

 

Les faiblesses

 

  • Pense qu’il doit se débrouiller seul
  • Accepte toutes les tâches même celles qui ne sont pas de son ressort
  • N’admet pas de s’être trompé
  • Vit en tension permanente

 

Le « Dépêche-toi ! » donne plus tard, ce genre de croyance

 

  • « J’aime quand ça va vite, les gens qui prennent leur temps m’énerve »
  • « Qu’est-ce qu’on attend pour commencer ? »
  • « Si le délai est trop court, on ne va pas y arriver ! »

 

Les atouts

 

  • Grande ardeur au travail
  • Accepte volontiers de nouveaux projets, challenges
  • Est particulièrement réactif
  • Ne se laisse pas arrêter par les obtacles
  • Dynamise son équipe

Les faiblesses

 

  • L’essentiel est de tout faire rapidement
  • A la sensation de toujours manquer de temps
  • Arrive souvent en retard

 

Le « Soit parfait ! » donne plus tard, ce genre de croyance

 

  • « Quelle horreur, je n’ai pas vu l’erreur ! »
  • « Comment ai-je pu faire aussi mal ? »
  • « Je dois me montrer irréprochable »
  • « S’il y a un défaut, c’est que mon travail est mauvais »
  • « Peu mieux faire ! »

 

Les atouts

 

  • Fais preuve d’une grande rigueur
  • Exerce naturellement un regard critique
  • Tire vers le haut toute son équipe

 

Les faiblesses

 

  • Doit tout contrôler
  • Se rajoute des exigences là on ne lui en demande pas
  • Fait et refait plusieurs fois son travail
  • N’a pas toujours le sens des priorités
  • Ne délègue pas.

 

 

La zone de confort

La zone de confort est un espace invisible dans lequel nous logeons nos habitudes protectrices, nos comportements sécurisants, nos accoutumances ; c’est un monde intérieur et extérieur que nous pensons maîtriser avec ses aspects positifs et négatifs. Dans cette zone nous nous sentons en confiance, rassurés, mais nous n’y sommes pas nécessairement épanouis. C’est notre routine.

En dehors de notre zone de confort, c’est l’inconnu, la prise de risques, l’inconfort.

 

 

Notre zone de confort, formée de notre inconscient, préconscient et conscient, est pilotée par notre conscient.

Notre conscient est la partie de nous qui a envie de découvrir de nouvelles choses, de se lancer dans de nouveaux projets, de prendre des cours de yoga ou d’équitation, d’apprendre à chanter ou tout simplement d’aller au-devant des autres. Le conscient permet d’avoir des désirs, des souhaits, de l’intérêt pour quelque chose ou pour quelqu’un.

Parfois, le préconscient et l’inconscient nous accompagnent dans notre dynamique, et dans ce cas nous n’avons aucune difficulté à passer à l’action et à bouger. Nous sortons de notre zone de confort sans effort, nous l’agrandissons même à chaque nouvelle expérience, nouveau projet, nouvelle rencontre, etc…

Mais parfois, le préconscient et l’inconscient font de la résistance et nous stoppent dans notre action, dans notre volonté d’avancer vers quelque chose de nouveau.

 

Dans cette configuration, nous avons deux choix :

 

1) Celui de rester dans notre zone de confort, de nous satisfaire de ce que nous avons. Avec ce choix, pas de problème, nous évoluons dans une sphère que nous connaissons bien et ne cherchons pas à apprendre ou connaitre de nouvelles choses. Les personnes qui font ce choix finissent généralement par se replier sur elles-mêmes car au fur et à mesure que la société évolue sans elles, leur zone de confort se rétrécie. De ce fait, ce « confort émotionnel » est-il vraiment épanouissant ?

 

2) Celui de sortir de notre zone de confort et là tout se complique car il va falloir se créer de nouvelles habitudes pour être capable de s’adapter à des situations qui jusqu’alors nous sont totalement inconnues.

 

La personne qui veut « casser » la réticence du triangle interne (inconscient, préconscient, conscient) à avancer et obliger son conscient à agir va subir un ascenseur émotionnel très important. En effet, prendre la parole devant 100 personnes par exemple, alors que l’on est très timide, cela représente un effort presque surhumain pour celui ou celle qui n’a pas encore intégré cette situation dans sa zone de confort.

 

Il va donc falloir utiliser des ressources, que bien souvent nous avons déjà à l’intérieur de nous mais que nous n’avons pas encore activées. Elles vont permettre à notre conscient « d’apaiser » notre inconscient et notre préconscient, et ainsi créer une nouvelle zone de confort, plus large et plus agréable que la précédente.

Pour activer ou apprendre ces ressources, si nous ne les avons pas encore, nous devons utiliser un schéma efficace afin de libérer notre inconscient et notre préconscient et laisser le champ libre définitivement à notre conscient.

 

Abraham MASLOW, un des plus grands psychologues américains a mis en place un processus d’apprentissage que les praticiens en PNL utilisent régulièrement pour activer des leviers auprès de leur clientèle, leur permettant ainsi d’avancer, entre autres, dans le processus de sortie de zone de confort.

 

Ce processus tient compte du fait que nous passons tous par 4 étapes :

 

1ère Etape : Inconsciemment incompétent : A ce stade, nous n’avons pas conscience de notre incompétence. Nous n’avons aucun recul, nous manquons de savoir-faire, et nous sommes incapables de juger correctement d’autres personnes dans plusieurs domaines, mais nous le faisons quand même. Nous n’avons même pas conscience de l’existence du problème. Nous nous surestimons, notre égo nous aveugle. C’est le stade primitif de la conscience.

 

Les personnes qui restent à ce stade, ont très souvent un égo surdimensionné, et pensent ne rien avoir à apprendre des autres. Elles restent dans l’ignorance mais pensent être plus éclairées que leur entourage. Elles sont souvent « donneuses de leçons » et sont la plupart du temps en conflit avec leur entourage.

 

2ème Etape : Consciemment incompétent : Nous commençons maintenant à réaliser que nous avons des lacunes, et que d’autres personnes maitrisent mieux que nous, des domaines dans lesquels nous pensions, à tort, exceller. Cette étape peut être mal vécue et peut également durer un certain temps. Il faut « digérer » l’information.

 

Notre regard à l’autre commence à changer et peu à peu nous acceptons le fait de ne pas être parfait, de nous tromper. Nous comprenons que nous allons devoir modifier quelque chose en nous, mais à ce stade nous n’avons pas encore commencé à développer les compétences nécessaires dans le domaine souhaité.

 

3ème Etape : Consciemment compétent : Dans cette troisième étape, nous avons accepté le fait que pour accéder à notre objectif, nous allons devoir modifier notre état d’esprit et adapter notre comportement. Nous allons utiliser toutes nos ressources afin de nous améliorer, acquérir des compétences supplémentaires, évoluer positivement dans notre communication ou encore apprendre à interagir avec les autres. Cela peut passer par des formations, du coaching, des lectures, etc…

Nous sommes maintenant bien conscients de nos compétences mais cela nous demande toujours de l’attention, de la concentration, de la volonté et surtout des efforts, car les anciennes habitudes sont tenaces.

 

4ème Etape : Inconsciemment compétent : C’est la dernière étape du processus d’apprentissage. C’est l’état final que nous devons atteindre pour pouvoir prétendre maitriser une compétence. A ce stade, nous savons faire et cela ne vous demande plus d’effort. La compétence est devenue automatique, elle fait maintenant partie intégrante de notre zone de confort et de nous.

 

Prenons un exemple pour bien comprendre ce processus en 4 étapes, très souvent utilisé en PNL mais utilisable dans n’importe quel domaine :

Souvenez-vous lorsque vous étiez enfant et que montiez dans une voiture. Vous pensiez que pour conduire, il suffisait de tourner le volant : Inconsciemment incompétent

 

Puis vous avez atteint l’âge de conduire, et vous êtes monté pour la première fois dans la voiture de l’auto-école. Le moniteur vous a expliqué qu’il vous fallait penser à regarder la route, passer les vitesses, regarder le rétroviseur, et tout cela en même temps. L’action vous semblait difficile, vos craintes, vos peurs ont refait surface : Consciemment incompétent

 

Au fur et à mesure que vous avez pris des leçons de conduite, vous avez acquis des ressources, des méthodes, des comportements, et vous vous êtes nettement amélioré en conduite et en confiance, cependant vous étiez à ce stade, encore très attentif à vos gestes : Consciemment compétent

 

Aujourd’hui vous conduisez sans réfléchir à vos gestes, vous pouvez même conduire en écoutant de la musique ou en discutant avec votre passager. Vos comportements de conducteur sont devenus automatiques, totalement intégrés dans votre inconscient et dans votre zone de confort : Inconsciemment compétent.

 

Lors de la seconde étape du processus d’apprentissage de MASLOW, nous sommes en plein dilemme avec nous-même, tiraillés entre le désir de changer, puisque nous avons pris conscience que nous devions le faire, et le désir de rester nous-même puisque c’est le plus confortable et le plus acceptable émotionnellement.

 

Pour faire basculer le choix vers le changement il y a deux principes fondamentaux à appliquer.

 

La première chose à faire est de donner du sens à ce que vous voulez entreprendre.

Posez-vous des questions du genre :

 

  • « Pourquoi est-ce que je veux faire ça ? »
  • « Qu’est-ce que cela peut m’apporter ? »
  • « Qu’est ce qui est important à mes yeux ? »
  • « Pourquoi est-ce que c’est important pour moi d’avancer dans cette direction ? »
  • « Pourquoi est-ce que c’est important pour moi d’agir dans quelque chose qui n’est pas « confortable » ?

 

Lorsque vous aurez compris ce qui vous anime, ce qui vous fait vibrer, vous n’aurez aucun mal à franchir le cap de l’apprentissage. Vous ressentirez même le besoin de le faire rapidement. Vous actionnerez vos ressources internes pour avancer et rechercherez les ressources externes à acquérir pour arriver à votre objectif.

 

La deuxième chose à faire pour accélérer le processus de changement est d’avoir une représentation de vous en train de le faire.

Imaginez-vous le plus souvent possible dans la situation que vous désirez obtenir comme si vous aviez déjà réussi à atteindre votre but. Visualisez avec un maximum de détails, la scène telle que vous voulez qu’elle soit.

Si votre objectif est de pouvoir parler devant 100 personnes sans bafouiller, sans rougir, sans sentir votre cœur s’accélérer et perdre tous vos moyens, imaginez-vous sur une estrade, souriant, détendu, face aux gens. Imaginez-vous parler avec aisance devant une assemblée qui vous écoute, très attentive à ce que vous transmettez. Imaginez-vous être applaudi, ressentez cette sensation de bien-être et de satisfaction en vous, comme si vous y étiez déjà.

Répétez ce schéma le plus souvent possible afin de bien ancrer dans votre inconscient, toutes les ressources nécessaires à la réalisation de votre projet.

 

Lorsque vous aurez franchi ce cap, vous serez sorti de votre zone de confort, vous l’aurez agrandi et saurez à présent comment faire pour l’agrandir encore et la rendre de plus en plus grande et de plus en plus agréable.

 

Pour vous aider dans la visualisation, je vous invite à lire l’article complet mis à disposition gratuitement sur le site de Gall Hope Coaching.

 

https://www.gallhope.com/le-pouvoir-de-la-visualisation/

La synchronisation verbale

La synchronisation verbale et non verbale Quézako ?

La synchronisation verbale ? Mais qu’est-ce-que c’est ?

C’est le fait d’adapter son langage à celui de son interlocuteur en utilisant les mots, les tournures de phrases, les expressions propres à l’interlocuteur.

Nous sommes plus facilement convaincus par quelqu’un qui nous ressemble et que l’on apprécie.

Plus le message est adapté à la personne, plus il y a de chances de succès.

Cette technique permet d’installer très rapidement une relation de confiance réciproque lors d’une conversation. Elle consiste également à démontrer à l’autre, notre capacité d’écoute et de compréhension par la reformulation. En reprenant ses propres mots et en les associant aux idées que l’on veut imposer, on amène notre interlocuteur à penser ce que l’on veut qu’il pense.

Si vous avez un projet à présenter à votre patron, le fait d’utiliser les mêmes mots que lui, avec les mêmes tournures de phrases, et en les associant à votre projet, déclenchera chez lui un état émotionnel de confiance. Il sera alors ouvert à vos suggestions et propositions.

Lorsque l’on veut imposer une idée à quelqu’un, ce n’est pas l’idée qu’il faut défendre mais le ressentit par rapport à l’idée.

Comment puis-je l’utiliser ?

  • Repérer le « système principal» (visuel, auditif, kinesthésique) de votre interlocuteur en prétend attention aux mots qu’il emploi : (je vois bien, j’entends bien, je sens bien…)
  • S’adapter à son niveau de langage (rapide, lent, sonore, faible…)
  • Eviter d’utiliser un langage trop sophistiqué avec une personne qui a un langage simple
  • Reprendre les mots qui reviennent souvent (ok ? très honnêtement, niquel, évidemment, etc…)

Une bonne synchronisation verbale est un élément clé pour un entretien d’embauche.

Qu’est-ce que la synchronisation non verbale ?

C’est le fait d’adapter sa physiologie à celle de son interlocuteur en utilisant les mêmes postures, les mêmes gestes que son interlocuteur.

Comme pour la synchronisation verbale, la synchronisation non verbale amène un climat de confiance. Elle vient compléter la synchronisation afin d’établir la meilleure communication possible. Elle permet ainsi d’obtenir des résultats exceptionnels dans divers domaines, notamment lors de présentation de projets.

Comment puis-je l’utiliser ?

  • Regarder attentivement votre interlocuteur
  • « Imitez » ses gestes en laissant quelques secondes entre le temps de son mouvement et le vôtre.

Important : la synchronisation verbale et non verbale doit être élégante. Il ne s’agit pas de « singer » votre interlocuteur, mais d’être en harmonie. Il est donc primordial de ne pas caricaturer la personne qui se tient en face de vous.

Si elle croise les jambes, attendez quelques secondes pour en faire autant, si elle se penche vers la droite, faites la même chose avec discrétion. Il en va de même avec le langage, n’abusez pas au moment de répéter les mots.

Entrainez-vous avec des proches, pour que cette technique devienne plus naturelle.

Le VAKOG, les canaux sensoriels

Nous définissons le monde qui nous entoure à travers nos cinq sens principaux, ainsi nommés en PNL, VAKOG, qui servent de récepteur. Eveiller ces récepteurs, c’est faire attention au contenu de l’histoire que l’on nous raconte et à la manière dont est délivré l’histoire

Nos processus internes (pensées, croyances, valeurs) influent sur la signification que nous attribuons à notre expérience sensorielle. Nos sens nous envoient des milliards d’informations que notre cerveau va filtrer pour ensuite générer une représentation.

Le VAKOG est l’acronyme de nos cinq sens principaux

V comme Visuel, la vue

A comme l’Auditif, l’ouïe

K comme Kinesthésique, le ressenti, le touché

O comme Olfactif, l’odorat

G comme Gustatif, le goût

Bien que nous utilisons régulièrement nos cinq sens, chaque individu a tendance à en utiliser principalement un ou deux. Ce sont les sens dominants, appelés « système principal » ou « canal principal ».

Le canal principal est celui que l’on utilise le plus souvent pour expliquer une expérience, une situation, etc…

V pour Visuel

Une personne dont le système principal est Visuel, pense en images et emploie des prédicats essentiellement visuels comme par exemple : grand, petit, grandir, gros, maigre, beau, laid, clair, sombre, lumineux, couleur, noir, blanc, animé, fixe, voir, percevoir, entrevoir…

Ses phrases sont du style : la mer est bleue, le désert est immense, le soleil brille…. Dans son inconscient, ses souvenirs sont imagés.

A pour Auditif

La personne dont le canal sensoriel est essentiellement l’ouïe, a davantage tendance à se remémorer les sons. Ses prédicats sont plutôt : bruyant, silencieux, fort, faible, volume, rythme, crier, entendre, évoquer, parler, chuchoter…

Les phrases qu’il emploie sont du style : la mer est silencieuse, le désert est calme, le feu crépite… Son inconscient garde essentiellement les sons.

K pour Kinesthésique

Une personne majoritairement kinesthésique utilise des mots qui évoquent des sensations, des émotions : doux, dur, fort, faible, confortable, agréable, détendu, immobile, léger, sentir, ressentir, en avoir plein le dos, caresser dans le sens du poil, etc…

O pour Olfactif

L’odorat est relié au kinesthésique. Il est peu utilisé, mais certaines personnes sont particulièrement sensibles aux odeurs, comme les nez dans le milieu du parfum.

Les prédicats Olfactifs employés sont : sentir, respirer, puer, renifler, empester, parfum, nez, arôme, suffocant, se mettre au parfum, etc…

G pour Gustatif

Le goût, est un sens est également relié au kinesthésique et peu utilisé, mais certaines personnes en sont dotées d’une forte connotation. Ce sont ceux qui ont des papilles gustatives très développées, comme par exemple les critiques culinaires, les grands cuisiniers.

Les prédicats Gustatifs employés sont : manger, goûter, déguster, onctueux, piquant, mielleux, savoureux, exquis, enlever le pain de la bouche, etc…

 

Prendre conscience de son système principal (VAKOG) permet de mieux se connaitre. Au niveau individuel, il peut être d’une grande aide.

Par exemple, pour retenir une information donnée, inconsciemment le mode opératoire ne sera pas le même en fonction du canal dominant.

Pour un visuel, il sera plus simple d’écrire l’information

Pour l’auditif, exprimer l’info à haute voix ou l’enregistrer pour l’écouter ensuite sera la meilleure solution.

Le kinesthésique en revanche, aura besoin de matérialiser l’information ou de l’associer à un objet.

Lorsque deux personnes discutent, si elles n’ont pas le même système principal, la conversation a souvent tendance à couper court. Les deux individus ne se comprennent pas. On dit qu’ils ne parlent pas le même langage.

Pour que la conversation soit harmonieuse, un des deux protagonistes doit adapter son langage à celui de son interlocuteur.

Les personnes qui travaillent directement en relation avec des clients, comme les vendeurs, les commerciaux, excellent dans leur domaine dès qu’ils adaptent leur langage à celui de leur clientèle. Il se peut qu’ils le fassent inconsciemment, car leur cerveau a capté la nécessité de modifier son canal pour garder le cap. Mais ce sont souvent des gens formés à des techniques de langage verbal et non verbal. Leur aptitude à modifier leur canal principal à la demande, font d’eux d’excellents orateurs, politiciens, leaders, managers ou coach.

Dans le langage non verbal, certains éléments permettent également de donner une indication sur la dominance du canal.

Les yeux :

Le « Visuel » aura tendance à regarder vers le haut pour réfléchir et/ou se remémorer quelque chose, tandis que l’ « Auditif », lui regardera de droite à gauche au niveau des oreilles, quant au « kinesthésique », il regardera vers le bas, vers le corps.

 La tonalité de la voix :

Si la voix est aigüe, rapide et saccadée : Visuel

Si la voix est monocorde et rythmée : Auditif

Si la voix est grave et lente : Kinesthésique

Identifier le système principal du sujet est indispensable pour pouvoir parler son langage, on appelle cette technique la synchronisation verbale, technique expliquée sur ce lien.

En résumé, plus une conversation contient de prédicats du VAKOG, plus elle est fascinante.