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L’Ennéagramme, l’étude du comportement humain

L’ennéagramme c’est un système d’étude de la personnalité qui permet d’apprendre à se connaitre soi-même et apprendre à connaitre les autres.

Il décrit les généralités psychologiques humaines ainsi que les particularités que nous avons en nous.

 

Composé de deux mots grecs « Ennea » qui est le chiffre neuf et « gramma » qui signifie figure, il nous apprend les lois de la psyché.

 

L’ennéagramme est donc un « tout » représenté visuellement par un cercle (le monde) sur lequel viennent se positionner 9 profils différents représentant les 9 profils de l’être humain.

 

 

Dire de quelqu’un qu’il est de type 1 ou 2 etc…, ce n’est pas « l’enfermer » dans un profil, c’est dire que sa nature première, sa sensibilité, ses comportements sont dominés par un type 1 ou 2 ou 3 etc… Cependant, chaque type de profil est influencé par les « ailes » qui sont l’intégration ou la désintégration des autres profils de l’ennéagramme.

 

Il n’y a pas de bon ou mauvais profil et pour chacun d’entre eux, il existe trois niveaux sur lesquels nous oscillons régulièrement ; le niveau sain, le moyen et le malsain.

 

Lorsque le profil dominant se situe au niveau sain, alors il est pleinement en phase avec lui-même, il est connecté à sa vérité. Il est dans une relation à l’environnement très harmonieuse. Il est dans l’intégration, c’est-à-dire qu’il a compris comment il fonctionne et manifeste les aspects les plus positifs de son type.

 

Au niveau moyen c’est le moment où il rentre dans un enjeu psychologique, il est en mode « compétition », du genre « comment l’autre me perçoit » et il va développer différentes formes de comportements, en fonction de son profil, afin d’être aimé et de retrouver un équilibre.

 

Au niveau malsain, le profil est tellement dans la compétition psychologique qu’il est animé par la peur. La peur de ne pas être parfait, de ne pas assez aider, de ne pas réussir, etc… Cela engendre des comportements négatifs, voire pour certains profils, de la violence verbale et/ou physique.

 

Il faut savoir que même si nous avons un profil prédominant, nous avons les 9 à l’intérieur de nous et suivant les situations que nous vivons, nous allons aligner des comportements de profils différents à notre profil dominant. Les neufs étant reliés par des « canaux énergétiques ».

 

La Structure de l’ennéagramme : Les profils

 

De manière très synthétique

  • Le perfectionniste est essentiellement dans la forme et dans la loi.
  • L’altruiste est dans la relation humaine, le lien
  • Le battant est dans l’action individuelle et la réussite
  • Le romantique est dans l’émotion excessive, la sensibilité, la création
  • L’observateur est en quête d’apprentissage
  • Le loyal est dans l’action collective, dans l’organisation collective
  • L’épicurien est dans le profit personnel
  • Le protecteur est dans les principes, c’est souvent un leader
  • Le Médiateur est dans l’harmonie, dans la réunification.

 

De ce fait, pour se sentir aimé, chaque profil cherchera à :

 

S’il est du type :

    1. Etre parfait
    2. Aider
    3. Réussir
    4. Etre différent
    5. Comprendre le bon
    6. S’entourer de gens
    7. Profiter de la vie
    8. Avoir le contrôle
    9. Etre toujours dans l’harmonie

 

Les grandes peurs des profils

 

  • Le perfectionniste a peur d’être critiqué, d’être pris en faute. En état de stress, le 1 devient très pointilleux sur les détails. Tout doit être parfait. Cela peut aller jusqu’aux tocs. Dans son système à lui, le 1 ne peut concevoir de se détendre tant que tout n’est pas rangé à sa place ou que tout le travail qu’il doit faire n’est pas fini.

Le 1 adore améliorer les choses, les rendre parfaites, il a un vrai talent pour ça. Le 1 est pleinement dans la zone saine, lorsque son environnement le satisfait.

 

  • L’altruiste a peur d’être rejeté. De ce fait il ne sait pas dire non aux autres même si cela le pénalise. Il pense qu’en refusant quelque chose à quelqu’un, ce dernier va le rejeter.

Au meilleur de lui-même, c’est-à-dire dans la phase « saine », l’altruiste est à l’écoute des autres. Il a le désir d’aider son prochain, car cela lui procure également du bien-être. Il est dans le don de lui-même.

 

  • Le battant a peur de l’échec et du regard des autres sur ce qu’il considère comme sa valeur. Son désir le plus profond est de réussir et surtout aux yeux des autres.

Il se défini beaucoup à travers son entourage, tant dans ses résultats positifs que négatifs. Son principal objectif est la réussite personnelle et sociale.

 

  • L’amoureux a peur de ne pas être reconnu à travers son originalité. Il lui est insupportable de penser qu’il est banal ou comme tout le monde. Il va donc chercher constamment à être original et à exister à travers cette différence. Le 4 adore la beauté, la créativité. Il est souvent dans l’excès tant positif que négatif.

 

  • L’observateur, quant à lui, a peur de la perte de repères, de manquer de connaissances, d’avoir un cadre déstructuré. Son besoin de comprendre est obsessionnel, quitte à s’écarter des autres pour mieux apprendre. Seule la connaissance est importante à ses yeux.

 

  • Le loyal a une grande peur de se retrouver seul, ne pas faire partie d’un groupe, d’une équipe, d’une association, d’un clan, etc… Il est tellement accès sur le bien d’un groupe, qu’il ne sait plus rien faire pour lui-même. Il a besoin de liens sociaux très forts. Il aime être entouré, recevoir, construire en équipe.

 

  • L’épicurien a peur de souffrir à cause du manque. Pour éviter cette souffrance, il va profiter au maximum de tout ce qu’il peut pouvant aller jusqu’à la « gloutonnerie ». Dans son paroxysme malsain il est totalement insatisfait de tout, rien n’est assez bien pour lui, il n’est pas traité aussi bien qu’il le faudrait. Il va donc dénigrer tout son environnement. Lorsqu’il est euphorique, il va acheter à outrance, manger à outrance, etc…

 

  • Le protecteur a peur d’être dépendant, de perdre le contrôle. Lorsqu’il est dans sa phase d’insécurité, sa manière de réagir est d’imposer sa loi. Le 8 doit régner. Si vous êtes avec lui, il vous protège de tout et de tout le monde. Il n’hésite aucunement devant la confrontation. Cependant si un proche le trompe, le 8 peut s’avérer redoutable et destructeur.

 

  • Le négociateur redoute le conflit et la division. Face aux problèmes il peut être dans le déni, se couper de la conscience des difficultés. Quoi qu’il arrive il essaie d’être toujours dans l’harmonie et refuse d’accepter la réalité. Dans son insécurité profonde, le 9 est incapable de construire quelque chose. Pour revenir à la réalité il lui faudra éveiller sa conscience sans quoi il n’obtiendra jamais rien.

 

 

Les dynamiques intérieures des profils

 

Sur ce schéma, les flèches indiquent la voie de désintégration, c’est-à-dire nos zones d’ombre.

 

Que veut dire la voie de désintégration ?

 

La voie de désintégration c’est la tendance qu’un profil va adopter lorsqu’il ira mal.

Par exemple, le 4, lorsqu’il sera dans sa phase malsaine, aura tendance à s’accaparer les mauvais comportements du 2. Le 6 prendra ceux du 3, le 7 ceux du 1, etc…

A contrario, pour « grandir » le profil 4 aura tendance à prendre « la lumière » du 1, le 6 adoptera celle du 9, le 7 celle du 5.

 

Si vous souhaitez apprendre l’ennéagramme de manière approfondie, je vous invite à vous inscrire aux « ateliers/formations » en cliquant juste ici.

L’analyse de la personnalité professionnelle

Nous avons tous une personnalité unique, qui nous définit, fait de nous ce que nous sommes et surtout, nous différencie les uns des autres. Cependant, nous avons des qualités et des défauts communs qui vont venir nous placer dans un « type » de personnalité plus général.

Les points communs font que nous sommes plus à l’aise avec certaines personnes qu’avec d’autres. Ces similitudes nous rassemblent, nous inspirent confiance, nous attirent, alors que nos différences, si elles sont trop importantes, peuvent nous séparer, nous faire ressentir un sentiment d’inconfort vis-à-vis de notre interlocuteur.

 

Le milieu professionnel

 

Dans le milieu professionnel, cela peut devenir vite gênant, voire même invivable.

Bon nombre de burnout, de dépressions sont liés au manque de « savoir communiquer » avec l’autre. Les managers sont rarement formés à l’analyse de la personnalité et commettent nombres d’erreurs qui amènent à la catastrophe.

 

Heureusement, nous commençons à comprendre l’importance du « bien-être » et nous voyons émerger, de plus en plus, des coachs de développement personnel, des coachs de vie, des coachs de reconversion professionnelle, des coachs qui accompagnent les managers, les chefs d’entreprises, les cadres dirigeants, etc…

 

L’analyse de la personnalité professionnelle

 

L’analyse de la personnalité professionnelle est basée sur le comportement humain. Il s’en dégage 4 grands types d’énergies dites fonctionnelles.

Ces 4 énergies sont nommées, dans le milieu de l’analyse de la personnalité, Fantasme, Règle, Pensée et Milieu.

 

4 énergies fondamentales et fonctionnelles :

  • Le fantasme, lié à l’intelligence émotionnelle
  • La règle, liée à l’intelligence normative
  • La pensée, liée à l’intelligence rationnelle
  • Le milieu lié à l’intelligence instinctuelle

 

De manière très schématique, les énergies sont définies ainsi :

 

Le Fantasme, c’est le besoin de la libre expression de soi que l’on va trouver chez des créateurs, des metteurs en scène, des animateurs, des artisans….

 

La règle, c’est le sens des lois. On trouvera dans ce type de personnalité, plutôt des surveillants, des techniciens, des gardiens de prison, des policiers…

 

La pensée, c’est la capacité et le besoin d’analyser rationnellement le monde. Les professionnels, dont le type est la pensée, seront méthodistes, contrôleurs de gestion, planificateurs, comptables, concepteurs…

 

Le milieu, quant à lui c’est le besoin d’adaptation instinctuelle aux réalités. On y trouvera facilement des entrepreneurs, des vendeurs, des bâtisseurs, des réparateurs, des gens qui travaillent dans le social.

 

A cela s’ajoute le type de personnalité individuelle.

Les différents types de personnalité individuelle sont définit par un outil remarquable, « l’ennéagramme ». L’ennéagramme reprend les caractéristiques de chaque profil en expliquant très clairement les moyens de les comprendre et d’en faire des atouts plutôt que des difficultés.

 

Il existe 9 profils nommés : Le perfectionniste, l’altruiste, le battant, le romantique, l’observateur, le loyal, l’épicurien, le protecteur, le négociateur. Il n’existe pas de bons ou mauvais profils, mais des profils à caractéristiques propres avec des nuances venant des autres profils.

 

Si vous souhaitez connaître votre profil psychologique, vous pouvez faire le Test de l’ennéagramme en cliquant sur le lien suivant : Test Ennéagramme

 

Ces types de personnalité répondent à 3 sortes de formes d’intelligence qui sont nommées par l’ennéagramme des « centres »

 

  • Dans le Centre instinctif qui représente l’action, on trouvera les profils suivants
    • Le perfectionniste, l’éthique
    • Le protecteur, meneur
    • Le négociateur, pacificateur

 

 

  • Dans le Centre émotionnel qui représente les ressentis, on trouvera les profils suivants
    • L’altruiste
    • Le battant, le caméléon
    • Le romantique, le rêveur, l’artiste

 

  • Dans le Centre mental qui représente la réflexion, on trouvera les profils suivants
    • L’observateur
    • Le loyal
    • L’épicurien

 

Les profils de l’ennéagramme

 

Voici un résumé très schématique des 9 types de personnalité et leur centre afin que vous ayez un aperçu de chaque profil. Il va de soi qu’une analyse beaucoup plus poussée est nécessaire pour une bonne compréhension de la personnalité individuelle.

 

  • Le perfectionniste, l’éthique se situe dans le Centre instinctif et est tourné vers lui

Il se compare constamment aux autres, veut toujours mieux faire, a du mal à s’adapter aux changements. Pour lui, il n’y a qu’une façon de faire et il est prêt à tout donner pour une cause à laquelle il croit. Il est ultra professionnel, très discipliné, organisé et à souvent une très grande maîtrise de soi.

Ses défauts principaux : La colère contre lui-même, ainsi que des difficultés à concevoir des variantes.

Ses qualités principales : La rigueur, l’intégrité et l’éthique.

 

  • L’altruiste, le sauveur se situe dans le Centre émotionnel, et est tourné vers l’extérieur

Il aime être reconnu pour son engagement, c’est un besoin. Il aide même à son détriment. Il a une capacité naturelle à ressentir le besoin des autres. Il est aussi flatteur et sait souvent quoi dire ou faire pour que les autres se sentent admirés.

Ses défauts principaux : Il souffre de ne pas recevoir la reconnaissance qu’il considère comme lui étant due.

Ses qualités principales : Il donne de l’amour et beaucoup de temps.

 

  • Le battant, le caméléon se situe dans le centre émotionnel, en équilibre.

Il veut montrer aux autres qu’il est capable de réussir et peut même aller jusqu’à mentir pour masquer ses erreurs. Il a horreur de l’échec. Il est opportuniste. C’est un excellent leader. Il est ambitieux, déterminé et efficace.

Ses défauts principaux : Il ne supporte pas l’échec, il ment pour s’en sortir

Ses qualités principales : C’est un leader et se positionne dans la réussite.

 

  • Le romantique, le rêveur se situe dans le centre émotionnel, et est tourné vers lui.

Il est concentré sur ses propres émotions et l’expression artistique. Il déteste la banalité et il adore la beauté. Il est souvent extravagant et cherche à être reconnu pour son amour et sa beauté. Il est sensible aux sentiments de souffrance, tant chez lui que chez les autres.

Ses défauts principaux : Craint d’être rejeté, de ne pas être compris. Il peut devenir envieux, capricieux, égocentrique, s’il se sent mal aimé.

Ses qualités principales : Passionné, idéaliste, compatissant et empathique.

 

  • L’observateur, l’enquêteur se situe dans le centre mental, tourné vers l’extérieur.

L’observateur prend beaucoup de temps pour étudier, il a besoin d’avoir beaucoup de connaissances. Il est souvent dans l’inertie mais il a besoin d’être reconnu pour ses connaissances. L’observateur est souvent un expert ou un grand conférencier. Plutôt solitaire et réservé, il est perçu comme un intellectuel compétent et perspicace. Il a beaucoup de mal à partager ses sentiments contrairement à ses analyses qu’il peut facilement mettre en avant.

Ses défauts principaux : Il peut être arrogant, insensible aux autres

Ses qualités principales : Indépendant, simple, confiant.

 

  • Le loyal, le sceptique se situe dans le centre mental, il est dans l’équilibre.

Il est souvent indécis, a besoin de beaucoup de conseils avant de prendre une décision. Il a besoin d’un cadre pour évoluer et se sentir en sécurité. Il va avoir tendance à anticiper les problèmes, et les dangers. Il va remettre tout ce qui n’est pas prouvé en question.

Ses défauts principaux : Dans un état d’anxiété, le loyal peut être pris d’un doute excessif allant jusqu’au sentiment de persécution.

Ses qualités principales : Fidèle, dévoué, prudent

 

  • L’épicurien, l’aventurier se situe au centre mental, tourné vers lui

Centré sur lui-même, il prend plaisir par rapport à ce qu’il vit. Il vit sa vie comme une aventure. Il déteste la souffrance car souvent il a souffert dans son enfance. Il utilise beaucoup l’humour comme moyen de défense. Souvent extraverti, énergique, créatif, joueur, il s’oriente vers la joie jusqu’à outrance parfois, allant jusqu’à sombrer dans la drogue ou les addictions.

Ses défauts principaux : exagération, refus de voir les problèmes

Ses qualités principales : Joyeux, serviable, humain

 

  • Le protecteur, le meneur se situe au centre instinctif, tourné vers l’extérieur.

Le protecteur est puissant et courageux, il déteste la faiblesse, mais est toujours dans l’aide protectrice. Il a une détermination sans faille, mais peut devenir tyrannique en cas de stress intense. Il a un sens de la justice très aiguisé.

Ses défauts principaux : vanité, colère

Ses qualités principales : Responsable, juste, vif

 

  • Le négociateur, le médiateur se situe au centre instinctif, dans l’équilibre.

Le négociateur déteste les conflits, il négocie de manière à ce que tout le monde soit gagnant. Il affectionne la politique de l’autruche pour éviter de trancher. Il est souvent paresseux car ne rien faire c’est toujours plus facile que de passer à l’action.

Ses défauts principaux : paresse, inactif, négligent

Ses qualités principales : paisible, modeste, patient.

 

 

Profil et profession 

 

Définir à quel type de profil nous appartenons, permet plus facilement de trouver un domaine professionnel dans lequel s’épanouir.

 

Il est primordial de comprendre ce qui est important, et ce qui résonne en nous, pour trouver l’équilibre entre notre personnalité et notre profession. Ainsi, l’alignement nous procure bien-être et génère en nous un état d’esprit positif qui va créer ensuite des comportements positifs et des résultats spectaculaires.

Je suis un 2, et vous, qui êtes-vous ?

Trouver son Ikigaï

C’est quoi l’ikigaï ? Est-ce que j’en ai un ? A quoi ça sert ?

 

Ikigaï est un mot japonais qui signifie « l’essence de la vie », la raison d’être. C’est une philosophie qui consiste à trouver un équilibre, une raison de se lever le matin et d’être heureux.

Les japonais pensent que l’ikigaï est un facteur de santé et de longévité. Ils cherchent donc toujours à être en équilibre avec leur vie matérielle et leur vie émotionnelle.

Cette philosophie vise à associer le bien-être de sa vie personnelle avec celui de sa vie professionnelle.

En Occident, nous mettons le plus souvent l’accent sur ce que notre travail va nous apporter financièrement. Nous oublions souvent l’aspect émotionnel. Sans le vouloir nous nous mettons régulièrement en déséquilibre, ce qui provoque des frustrations, conflits, des dépressions pouvant aller jusqu’au burnout.

L’Ikigaï permet de se réaliser, se sentir exister, important, vivant.

Comment trouver son ikigaï ?

L’ikigaï est la jonction de 4 éléments fondamentaux :

  • Ce que l’on aime
  • Ce en quoi nous sommes doués
  • Ce dont on a besoin
  • Ce pour quoi on nous paye

Ces 4 paramètres demandent une grande introspection car il n’est pas si facile de répondre à ces questions.

1) Le plaisir : Ce que vous aimez 

Le premier élément représente ce qui nous fait vibrer, ce qui est important pour nous, ce qui nous fait plaisir.

Nous pouvons trouver ce plaisir dans le milieu du travail, à la maison, en voyage, dans l’écriture, en faisant du jardinage, etc…

Il est important de déterminer nos « plaisirs », ce qui procure une émotion intense, et comprendre pourquoi cela nous procure autant de bien-être. Cela peut être aussi une activité faite par le passé et que l’on a cessé de faire pour une raison quelconque.

« Ce que l’on aime » ne se limite pas à un seul plaisir, bien au contraire, on peut repérer plusieurs activités qui nous font vibrer. On peut adorer écrire des romans et faire de la planche à voiles. On peut aimer jardiner et faire du shopping par exemple.

Le numéro 1, c’est la liste de tout ce qui nous procure plaisir, bien-être, satisfaction, joie intense. C’est ce qui nous est important de faire pour nous-même.

Plus la liste sera complète et précise, et plus le concept sera puissant.

2) Le talent : Ce pour quoi vous êtes doué(e)

Ici on parle de toutes nos compétences, nos talents, notre savoir-faire, notre savoir-être. Le deuxième cercle de l’ikigaï englobe les actions que nous savons mener grâce à nos expériences, nos formations, nos apprentissages divers.

Parfois, nous ne sommes pas en capacité de citer ce pour quoi nous sommes doués, souvent par manque de confiance en soi, mais notre entourage peut nous l’indiquer. Nos proches, notre famille, nos collègues de travail, peuvent nous donner assez facilement du feedback sur nos capacités, nos talents.

Ces capacités peuvent être l’organisation d’évènements par exemple, ou l’écriture d’articles de blog, ou encore la capacité d’écoute, ou même le fait d’enseigner, etc…

Toutes les compétences physiques, intellectuelles, émotionnelles se logent dans la sphère de « ce pour quoi nous sommes doués ».

3) Le besoin : Ce dont le monde a besoin 

C’est le concept même du partage. Ici nous retrouvons les notions de « qu’est-ce que je peux apporter au monde ? »

Comment pouvons-nous contribuer à la société, à un groupe, à une entreprise. Quelle est notre valeur ajoutée par rapport à une problématique et quelle solution pouvons-nous apporter ?

Ce sont des questions existentielles,  importantes pour notre réalisation, car si nous nous focalisons seulement sur nous-même, alors notre ikigaï est déséquilibré. Nous avons besoin d’appartenance, de nous sentir en cohésion avec notre entourage, nous avons besoin de nous sentir aimé. C’est dans ces conditions que nous allons avancer dans la recherche de notre ikigaï, en réfléchissant à ce qui nous fait du bien et à ce que nous pouvons partager, donner aux autres afin de recevoir encore plus de feedback positif et donc de bien-être mental.

Le partage ici n’est pas seulement physique comme par exemple partager une voiture pour rendre service, mais beaucoup plus émotionnel voire spirituel. Ce partage peut être le besoin d’enseigner, de transmettre quelque chose de précis, de partager du temps et de l’énergie pour quelqu’un ou pour un projet commun.

Ce quatrième élément de l’ikigaï va déterminer avec précision, notre vocation et nous amener directement au cinquième élément qui viendra fermer le cercle et faire apparaitre notre ikigaï.

4) Le revenu : Ce pour quoi vous êtes payé 

Ce quatrième élément donne immédiatement une dimension de reconnaissance. Nous sommes reconnus dans notre domaine et nous sommes payés pour cela.

Cette notion est importante car elle nous donne une certaine légitimité non négligeable et nous apporte une grande satisfaction.

Nous pouvons être payé également pour quelque chose qui ne nous plait pas, c’est le cas par exemple pour les personnes qui ont un métier que l’on détermine comme « alimentaire ». Ces personnes sont payées mais n’en tire aucune satisfaction car leur métier n’est pas dans leur ikigaï.

Dans cette sphère, vous pouvez noter tout ce pour quoi vous « aimeriez » être payé si vous en aviez les compétences. Par exemple vous aimeriez faire un spectacle sur scène, vous pourriez être payé pour ça si vous décidiez de monter sur scène.

Il est donc primordial, pour trouver un équilibre dans notre vie personnelle et professionnelle de construire notre ikigaï, et maintenant que nous avons les connaissances pour « dessiner » notre ikigaï il ne tient qu’a nous de le construire.

Exercice:

1) Tracez 4 cercles séparément

Dans chaque cercle, notez tout ce qui vous viens à l’esprit, ne les rangez pas encore par ordre, laissez venir les idées et ne vous limitez pas. Vous n’êtes pas obligé de construire votre ikigaï en une journée, cela peut prendre un certain temps. L’ikigaï est avant tout une introspection, prenez votre temps et prenez conscience de tout ce que vous notez et pourquoi vous le notez.

2)  Croisez vos cercles

Lorsque « ce que vous aimez » rencontre « ce pour quoi vous êtes doué », positionnez-le dans l’intersection « passion ».

Lorsque « ce que vous aimez » rencontre « ce que le monde a besoin », positionnez-le dans l’intersection « mission »

Lorsque « ce pour quoi vous êtes doué » rencontre « ce pour quoi vous êtes payé », positionnez-le dans l’intersection « profession »

Lorsque « ce dont le monde a besoin » rencontre « ce pour quoi vous êtes payés » positionnez-le dans l’intersection « vocation ».

L’ikigaï est un véritable outil pour se comprendre soi-même et prendre conscience de ce qui nous fait vibrer. Grâce à lui vous pouver équilibrer votre vie et retrouver une harmonie constante.

Si vous avez des difficultés à faire l’exercice, faites-vous aider par un coach près de chez vous. Essayez et vous verrez le changement s’opérer…

 

Le syndrome de l’imposteur

Le syndrome de l’imposteur, mais qu’est-ce que c’est ?

Le syndrome de l’imposteur est le fait de ne pas se sentir légitime dans un domaine, en pensant que les autres sont beaucoup plus compétents ou intelligents que soi. C’est le sentiment de ne pas être à sa place et la peur d’être « démasqué ».

Mais D’où ça vient ?

Ce syndrome nous vient souvent de l’enfance, avec un réel manque de confiance en soi. Il est d’autant plus fort chez les personnes qui ont fait peu d’études et qui sont autodidactes, ou lors d’une promotion ou d’un changement de poste, dans lequel les responsabilités sont supérieures au poste précédent.

Il touche les hommes comme les femmes, les personnalités et les anonymes, même Antoine de Caunes n’y a pas échappé…

Face à la réussite, notre culture et notre éducation européenne nous invite à la modestie. C’est ainsi qu’une personne avec peu d’estime de soi peut être totalement angoissée devant son ascension, et aura alors tendance à penser que c’est « un coup de chance », un « hasard » d’en être arrivé là au lieu d’y voir du talent et des compétences.

Et c’est grave docteur ?

Auto dévaluation, stress, insécurité, situations anxiogènes, etc… voilà ce que provoquer paradoxalement la réussite dans certains cas.

La réussite n’est pas toujours signe de satisfaction personnelle.

C’est ainsi que l’on passe notre vie à vaciller entre ENVIE de réussir et PEUR de réussir.

Ok, mais alors comment je fais ?

Pas de panique ! ça se soigne !

Le syndrome de l’imposteur peut être stoppé, voire disparaitre complètement de notre horizon, c’est une question de choix et de travail sur soi.

Comment ça ?

1) Cesser de vouloir être parfait.

Ne pas être expert dans un domaine ne veut pas dire être incompétent. Bien souvent, nous nous sous-estimons alors que nous avons tendance à surestimer les autres. L’assurance vient avec le temps. Commençons donc par nous mettre psychologiquement au même niveau que nos confrères, nos collègues, nos concurrents, etc…

Pour nous auto-évaluer, rien de plus simple.

Petit exercice :

  • Prenez une feuille de papier et notez vos qualités, vos compétences, votre savoir-faire et votre savoir-être. Notez tout ce qu’il y a de positif en vous. Demandez à vos proches de vous décrire, si vous avez du mal avec cet exercice. Notez tout, et lisez à voix haute.

Chaque jour, lisez votre feuille de papier et faites-vous des compliments sur vos qualités. Gardez en mémoire que le positif.

Et pour le négatif ? On s’en fiche ! on n’est pas parfait !

2) Cesser de se juger à travers le regard des autres.

Habitué à nous auto-critiquer et à nous trouver des défauts, nous pensons que les autres n’ont rien d’autre à faire que de nous critiquer aussi… la moulinette à jugements se met alors en route pour nous faire perdre le peu d’estime de soi qu’il nous restait.

STOP ! Dans une même situation, nous ne percevons pas tous la même chose. Restez donc concentré sur ce que vous voyez avec vos yeux, et arrêtez d’imaginer ce que les autres voient… vous n’en savez rien, vous n’avez pas leurs yeux et n’êtes pas dans leur tête.

Petit exercice :

  • Portez chaque jour un accessoire qui vous plait (foulard, bracelet, bretelles, montre, etc…).

Regardez-le régulièrement pour ressentir du plaisir tout au long de la journée. Lorsque vous sentez votre auto-critique négative repointer le bout de son nez, regardez votre accessoire et rappelez-vous comment vous avez eu la bonne idée de l’acheter. Souvenez-vous de ce moment et de la satisfaction que cela vous a apporté.

Vous étiez seul(e) à choisir à ce moment précis, le regard des autres n’a donc aucune incidence sur votre bonheur.

3) Evitez les comparaisons

Un des mécanismes courants de la dévalorisation, c’est la comparaison que l’on s’inflige avec des personnes que l’on prend pour des super-héros.

Les « stars » de la télé-réalité, les photos de célébrités dans les magazines, les articles sur les grands businessmen, tout ce petit monde nous rappelle combien nous sommes insignifiants… Et bien j’ai une bonne nouvelle ! Nous sommes tout aussi importants ! Si nous n’existions pas, ils n’existeraient pas non plus.

Il faut des personnes pour lire les magazines, et des personnes pour être sur les magazines. Vous pensez que vous aimeriez être à leur place plutôt qu’à la vôtre ? En êtes-vous sur ? N’aimeriez-vous pas plutôt être vous-même avec une belle réussite ? Alors foncez !

Pour résumer la situation :

  • Acceptez-vous et traitez-vous avec gentillesse
  • Prenez le temps de vous (re)découvrir
  • Soyez la meilleure version de vous-même.

Donner du sens à sa carrière

Notre culture européenne et notre éducation encore très patriarcale, nous imposent l’idée que pour réussir dans sa vie professionnelle il faut surtout avoir de la chance. On nous oblige à croire que sans la chance, on ne peut obtenir ce que l’on veut. On ne peut pas accéder à nos rêves. Que seuls ceux qui sont chanceux ou qui ont eu la chance de naître dans la « bonne famille » peuvent avoir de belles carrières professionnelles.

Ces fausses croyances sont ancrées dans notre inconscient depuis plusieurs générations. Il est impératif de s’en débarrasser car elles nous desservent, nous empêchent de croire en nous. Elles nous freinent dans notre élan, nous paralysent dans l’ascension vers le succès et la réussite.

La réussite ce n’est pas de la chance. Elle réside surtout dans la capacité de tirer profit de chaque situation, de chaque difficulté et peu importe qui l’on est et d’où l’on vient. C’est une affaire de résilience, de courage, de force, d’obstination parfois, mais aussi de passions, de plaisirs, d’émotions fortes.

Pour atteindre notre objectif qui est, dans cette formation de reconversion, l’épanouissement dans notre vie professionnelle, il est important voire impératif de donner du sens à notre choix de carrière.

Alors qu’est-ce qu’un travail qui a du sens ?

Un travail qui a du sens c’est un travail où l’on se sent utile avant tout. C’est un travail qui vous permet de vous lever chaque matin en vous disant que ce que vous allez faire aujourd’hui, a une grande importance, pour vous, et pour les autres. Si vous êtes enseignant, vous allez transmettre vos connaissances et permettre à vos élèves d’apprendre quelque chose de nouveau. Si vous êtes entrepreneur dans le bâtiment, vous allez permettre, grâce aux travaux que vous allez réaliser, à une personne de se sentir mieux dans sa maison. Si vous êtes médecin, vous allez soigner un malade et lui rendre le sourire. Si vous êtes chanteur, vous allez faire vibrer les gens sur vos chansons… Peu importe votre métier, si vous savez y voir la valeur que vous pouvez transmettre aux autres, alors il a du sens.

Comment donner du sens à ma carrière ?

Vous savez maintenant que votre travail est utile pour vous et pour les autres, mais est-ce que vous devez vous arrêtez là pour autant ? Non. Si vous voulez que votre carrière professionnelle soit continuellement source de plaisir et de bien-être il va falloir la nourrir, la chérir, augmenter votre capital émotions. Pour cela vous devez :

  • Continuer à apprendre, à vous former pour aller toujours plus loin dans votre expertise. Donnez à vos savoirs du pain pour demain. Lisez, documentez-vous, formez-vous auprès de personnes plus compétentes encore et qui peuvent vous inspirer.
  • Activer votre curiosité. Ne restez pas sur vos acquis et vos connaissances actuelles. Le monde bouge, bougez avec lui. Intéressez-vous aux nouvelles technologies, afin de les utiliser pour votre activité. Intéressez-vous à ceux qui réussissent afin de prendre exemple sur eux. La curiosité engage la créativité. Soyez curieux pour être encore plus créatif.
  • Nourrissez continuellement vos valeurs, c’est-à-dire faites toujours ce qui est important pour vous. Si vos principales valeurs sont la liberté et l’autonomie, n’essayez jamais de vous associer à quelqu’un vous vous sentiriez prisonnier. Si votre valeur essentielle est de venir en aide aux autres, n’essayez pas d’être médecin légiste, vous ne pourrez plus aider ceux que vous autopsierez. Si votre carrière professionnelle n’est pas en adéquation avec vos valeurs, vous allez vous épuiser à vouloir y trouver du sens, sans jamais y parvenir.
  • Soyez visionnaire. Gardez à l’esprit que votre carrière est longue alors dirigez-là vers ce que vous rêvez d’être. Commencez à être aujourd’hui celui ou celle que vous voulez être demain. Développez votre vision à 5 ans, 10 ans, 15 ans. Engagez-vous dans cette direction et gardez le cap !

Suivez vos rêves, ils connaissent le chemin…

Les 5 freins les plus fréquents à la reconversion professionnelle

Prendre la décision d’une conversion professionnelle est un moment de stress intense. On se pose énormément de questions auxquelles on ne peut répondre par manque de discernement, manque de confiance en soi, manque d’informations, etc… Cela est dû à l’état émotionnel dans lequel nous nous trouvons, qui nous empêche d’apprécier la situation à sa juste valeur.

Nos émotions, nos croyances, qui souvent nous desservent, notre éducation, etc… tout un tas de critères viennent nous barrer la route de la réussite. Et pourtant, nous attirons ce que nous souhaitons. Nous sommes totalement responsables de notre situation.

Lors d’une reconversion professionnelle, il y a quelques réflexions (peurs) qui reviennent systématiquement. En voici une liste non exhaustive.

Je n’ai pas l’âge

L’âge est un frein courant dans la reconversion professionnelle. Il y a ceux qui pensent qu’ils sont trop jeunes et ceux qui pensent qu’ils sont trop vieux.

A peine sorti de l’école, vous avez envie d’une reconversion. Vous avez fait des études et maintenant que vous commencez votre vie professionnelle, vous vous rendez compte que vous n’aimez pas ce que vous faites. Vous aviez pourtant choisi une orientation qui semblait vous correspondre mais à l’évidence ce n’est pas le cas.

Et alors ? Vous avez peur du regard des autres, de ce que vont dire vos parents, votre entourage, vos amis, sur le fait de vouloir changer de carrière professionnelle. Ne vous laissez pas impressionner, si vous avez conscience dès votre jeune âge que votre profession n’est pas alignée à qui vous êtes, alors vous êtes déjà sur la voie de la réussite. Agissez !

Vous avez 50 ans ou plus et vous pensez que vous êtes trop vieux pour vous reconvertir. Vos responsabilités familiales sont importantes, et vous avez beaucoup d’expérience dans votre domaine. Pourquoi vouloir tout chambouler ?

Si l’idée de la reconversion professionnelle a germé dans votre esprit c’est qu’il manque quelque chose d’indispensable à votre bien-être, l’épanouissement. N’attendez pas que le désespoir vous gagne, ou pire le burnout. Ne vous laissez pas guider par le regard des autres, préférez votre propre regard sur votre vie, et faites en sorte qu’il soit toujours bienveillant.

Je n’ai pas d’idée

C’est faux, tout le monde à des idées plein la tête, mais vous les refoulez souvent en pensant qu’elles sont sans intérêt, vide de sens, que personne ne va y adhérer. Il vous arrive également de penser que le projet est bien trop important pour vous, que vous n’y arriverez jamais…

Cet état d’esprit vient souvent d’un manque de confiance en soi. Il est fort à parier que les personnes qui estiment ne pas avoir d’idées ont été des enfants à qui leurs parents ont souvent demandé de se taire, de ne pas émettre d’opinions ou d’avis en leur répétant que les enfants n’ont pas besoin d’avoir d’avis. Devenus adultes, ces individus ont énormément de mal à donner à formuler une opinion sur quoi que ce soit et s’imaginent à tort que leurs idées ne sont jamais bonnes.

Pour enrailler ce schéma destructeur, essayez de vous faire aider par un coach en développement personnel plutôt qu’un thérapeute. Le coaching va à l’essentiel et avec des outils comme la PNL ou l’hypnose obtient des résultats stupéfiants en un laps de temps assez court.

En attendant de faire appel à un professionnel, il y a quelques réflexions, des pistes que vous pouvez déjà explorer. Voici quelques questions auxquelles vous devez apporter des réponses claires et précises afin de bien prendre conscience de ce que vous voulez et ce que vous ne voulez plus.

« Qu’est ce qui est source de satisfaction dans votre situation professionnelle actuelle ? »

Listez tout ce que vous aimez dans votre emploi actuel. Les relations avec les collègues, les horaires, l’environnement, les tâches que vous effectuez. Réfléchissez également à la décoration du bureau, les services que vous rendez, les services que l’on vous rend, les clients, les fournisseurs, le travail dehors, dedans, les sentiments de sécurité, de liberté, etc…

« De quoi en avez-vous vraiment marre ? »

Ecrivez tout ce que vous n’aimez pas ou que vous détestez même, dans votre situation professionnelle actuelle. Comme pour « ce que vous aimez », soyez précis.

« Que va-t-il se passer si vous ne faites rien ? »

Il s’agit de prendre la mesure sur votre ascenseur émotionnel.

Si vous ne changez rien, comment vous voyez vous dans 1 mois, dans 1 an, dans 5 ans, dans 10 ans ? Pensez-vous être capable de continuer à travailler au même endroit en faisant la même chose durant tout ce temps ?

« Qu’est-ce vous attendez vraiment de ce changement professionnel ? »

C’est une question cruciale à laquelle il n’est pas si simple de répondre. Peut-être même que la réponse ne viendra qu’au bout d’un certain temps. Parfois le désir de changement est là sans que l’on sache vraiment pourquoi ni si c’est vraiment un désir profond.

Je suis dans le doute, j’ai peur de me tromper, de ne pas y arriver

C’est légitime. Jusqu’à présent vous ne vous êtes pas réalisé ou pas complètement et vous n’êtes pas sûr que le changement soit bénéfique. Vous hésitez, à quoi bon changer si c’est pour pire.

Prenez le temps de réfléchir. Une reconversion professionnelle ne se fait pas en quelques heures. Il faut du temps pour accepter l’idée du changement. Et il faut du temps pour accepter de vous changer vous-même, en modifiant les comportements qui vous desservent et adopter des comportements plus positifs.

Vous pouvez déjà répondre sur une feuille de papier à quelques questions qui vont vous aider à « basculer » vers l’action. Soyez bienveillant envers vous.

« Quels sont mes atouts pour réussir cette transition ? »

Notez vos qualités, vos valeurs, ce que vous avez déjà accompli, ce que vous savez faire (écrire des articles, coudre, conduire une voiture de courses, faire des programmes informatiques, peindre, etc…).

« Quel est le domaine où je suis doué ? »

Il s’agit ici d’identifier ce que vous faites naturellement, sans effort. Par exemple vous êtes mécanicien de métier mais vous dessinez des portraits à vos heures perdues. « Ce pour quoi vous êtes doué » est donc le dessin. Vous n’êtes pas obligé de vous arrêter sur un seul domaine. Certaines personnes sont douées dans différents activités et c’est très bien.

« Comment prendre en compte les réticences de mes proches ? »

Les proches sont parfois de vrais freins pour une reconversion professionnelle. Ils ont tendance à reporter leurs propres peurs sur vous. L’inquiétude de l’inconnu les poussent à vous « barrer » le chemin en vous parlant de leurs propres croyances limitantes.

Commencez à leur expliquer votre état émotionnel actuel. Pourquoi il est pour vous, maintenant, indispensable de franchir le pas vers une reconversion professionnelle.

Expliquez-leur ensuite le bien-être que ce changement va vous procurer et par ricochet leur procurer à eux aussi. Dites leur combien vous êtes conscient que l’inconnu fait peur, mais que vous avez assez de courage et de détermination pour vaincre cette peur et vous diriger vers une réussite certaine.

Est-ce que je vais gagner suffisamment d’argent ?

Ne pas pouvoir subvenir aux besoins de la famille terrifie tout le monde. Un revenu minimum est obligatoire pour vivre, cependant le « minimum » n’est pas le même pour tout le monde.

Lors d’une reconversion professionnelle, il se peut que les revenus baissent un certain temps, ce qui peut engendrer du stress et provoquer un relâchement de motivation, ou même dans les cas extrêmes, un abandon radical du projet.

Afin d’éviter cette phase difficile, vous devez réfléchir à cette éventualité et la prévoir.

« De combien exactement ai-je besoin pour vivre ? »

Il est important de bien répondre à cette question. Un cadre supérieur qui vit dans une maison avec un loyer à 1500 euros par mois n’aura pas les mêmes besoins qu’un salarié qui paye un loyer de 500 euros par mois.

Il est donc primordial de connaitre parfaitement vos dépenses « obligatoires » (loyer, électricité, eau, taxes diverses, impôts, carburant, écoles, etc…).

« Comment puis-je anticiper une baisse de revenu ? »

Une fois que vous avez identifié la somme dont vous avez besoin mensuellement, vous savez ce qui peut être modifié dans votre vie quotidienne pour parer à une baisse de revenu si tant qu’il y en ait.

« Quel dispositif puis-je mobiliser pour financer mon projet ? »

Suivant le projet que vous avez mis en route, il se peut que vous ayez besoin d’argent pour financer l’achat de matériel.

Il existe plusieurs organismes (bancaires ou d’Etat) qui peuvent vous venir en aide, sous forme de prêts, de subventions, etc…

Prenez la peine de vous renseigner avant de vous lancer. Cela vous sera certainement d’une grande aide et une source de sécurité concernant l’aspect financier de votre projet.

Je n’ai pas de temps à y consacrer

Le temps est le même pour tous, c’est ce à quoi il est employé qui varie suivant les individus.

Bien évidemment, une personne active devra se dégager du temps pour son projet, en dehors de ses heures de travail, alors qu’un demandeur d’emploi aura toute la journée pour s’organiser.

Cependant, il s’agit ici d’être organisé, d’établir un planning et de s’y tenir.

Les personnes organisées naturellement ont toujours du temps, malgré des emplois du temps chargés, alors que les personnes désorganisées en manquent cruellement, même sans travailler.

S’il vous semble que vous n’avez pas le temps pour débuter un nouveau projet, une reconversion professionnelle, un nouveau sport, une nouvelle activité, posez-vous les questions suivantes :

Combien de temps est-ce que je passe sur les réseaux sociaux ?

Combien de temps est-ce que je passe à regarder la télé ?

Combien de temps puis-je consacrer à mon projet par semaine ?

Combien de temps me faut-il pour concrétiser mon projet ?

Combien de temps vais-je supporter ma situation actuelle ?

Les réseaux sociaux sont une source de distractions. Les smartphones que nous avons constamment dans les mains, encouragent à cette distraction. Essayez de noter le temps que vous passez sur les réseaux sociaux, à chaque fois que vous les utilisez (temps qui ne soit pas lié directement à votre travail). Vous allez être surpris du résultat. Ce temps, vous pourriez le mettre à disposition pour votre projet.

Si vous n’êtes pas une personne organisée, faites un planning pour la semaine et obligez-vous à le respecter. Prévoyez du temps pour votre formation si cela est nécessaire, votre recherche sur votre futur métier, etc…

Liez l’utile à l’agréable en utilisant les réseaux sociaux pour vos recherches, pour discuter avec des personnes ayant déjà entamé une reconversion professionnelle par exemple. Allez sur les forums qui parlent de votre problématique. Prenez rendez-vous avec un coach si vous en ressentez le besoin, etc…

Conclusion

Les émotions « négatives » tels que le stress, la colère, la peur, le désarroi, etc… entraînent naturellement des comportements négatifs qui vont eux-mêmes engendrer des résultats négatifs à nos aspirations. Pour rompre ce schéma, il est primordial de maîtriser nos émotions afin d’entraîner des comportements positifs qui vont engendrer des résultats positifs.

Pour arriver à modifier nos émotions, il faut cesser de mettre le focus sur le problème qui nous absorbe mais plutôt sur les solutions à ce problème. Tout autant que notre cerveau est concentré sur le problème, nous ne voyons pas de solution. A partir du moment où notre cerveau est concentré sur la ou les solutions, il ne pense plus au problème.

En synthèse, pour lever les freins qui viennent polluer notre désir de reconversion professionnelle, nous devons changer notre manière de penser et d’agir. Nous devons nous libérer des « excuses » que nous nous trouvons nous-même afin de nous centrer sur notre désir du changement.